CAC 40:Expanding triangle ou leading diagonal

Publié le par Laurent

Je vous propose de revenir pour une fois à l'analyse graphique traditionnelle pour regarder la situation sur le CAC 40, qui n'est jamais qu'un suiveur du S&P 500, lui-meme suivant assez fidèlement son future SPY ... ce dernier étant (pour le moment) corrélé négativement au future sur le Dollar Index DXY. Donc, voici la bète:

LeadingDiagCAC
On a représenté l'indice sur un peu moins d'un an en chandeliers journaliers. Là, je vous lache un scoop que je ne devrais pas: un copain m'a révélé que Glenn Neely de NeoWave avait proposé dès le 3 février 2010 un pattern en expanding triangle pour la baisse du S&P 500. De son coté, le plus traditionnel (mais non moins talentueux) Daneric propose la meme chose sous un nom différent, à savoir un leading diagonal à la sauce elliottiste: voir ici.

Personnellement, je n'aime pas ces figures expansives parce qu'elles suggèrent un peu que "tout est possible" et font réver de profits astronomiques (puisque plus on attend, plus elles ouvrent, ce qui laisse présager des mouvements de plus en plus forts). Toutefois, si je me range à l'avis des balèzes et que je plaque ça sur le CAC 40; qu'est-ce que j'obtiens ? Ci-dessus, on voit que toute une série de bougies fin janvier et début février (plus quelques autres) ont tendance à s'aligner proprement sur une oblique basse qui descend à pic! L'oblique du haut est comparativement moins fiable à première vue, mais elle reste tout à fait dans la norme.

 

Passons maintenant aux Fibonacci retracements: vous savez aussi bien que moi que toute la mythologie autour du nombre d'or est bonne pour les romans de Dan Brown. La raison derrière cette magie, c'est que phi=1.618 transforme les produits en sommes et les divisions en soustractions. Cette propriété unique fait que des ratios basés sur cette quantité fonctionnent aussi bien en intra-day qu'en chandelles hebdomadaires (il faudra un jour que je fasse un article complet pour expliquer pourquoi, vu que ce n'est pas difficile!). Sur le graphique, j'ai affiché les ratios de Fibonacci sur ce qui apparait etre une vague III.1.1 entre 4090 et 3550 (à la louche); on rappelle que le 38% vaut à peu près 1/phi^2=1/(1+phi), et que 62% vaut 1/phi=phi-1. Si je suppose que cette III.1.1 représente justement 38% de la III.1, je peux poser des retracements qui m'emmènent jusqu'à 2900 environ en passant par un 50% autour de 3377. Maintenant, si je suppose que les 3790 étaient le point haut de la vague III.1.2, nous sommes désormais dans la III.1.3 et 3632 pourrait en etre le 38% (de cette III.1.3); sous cette hypothèse, la III.1.3 se terminerait d'ici une dizaine de jours maximum autour de 3377 ... Justement le 50% trouvé précedemment! On voit bien là l'effet "poupées russes" des retracements construits sur le nombre d'or: les memes valeurs sortent, que l'on calcule sur une unité de temps très courte (sous-vagues micro) ou bien juste sur des grandes vagues macro.

Attention, cela ne signifie pas que l'on va à coup sur tomber sur ces valeurs; toutefois, si le pattern en leading diagonal est celui retenu par les grands acteurs du marché, alors il est probable que ces valeurs agissent comme des aimants au cours du temps à cause de leurs propriétés particulières (le fait qu'elles apparaissent aussi bien en day-trade qu'en positionnement à plus long terme). Après tout, un support ou une résistance n'est jamais qu'une valeur où se concentrent un grand nombre d'ordres d'achat ou de vente (respectivement): cette valeur est d'autant plus "attirante" qu'elle est capable de sortir de calculs sur différentes unités de temps.

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